Prochaine messe • mardi 13 oct.
Messe de semaine
Église Notre-Dame de l'Assomption · Père Grégoire
Messes de la semaine
- mardi 13 oct.19h00Messe de semaine · Église Notre-Dame de l'Assomption
- mercredi 14 oct.19h00Messe de semaine · Église Notre-Dame de l'Assomption
- jeudi 15 oct.19h00Messe de semaine · Église Notre-Dame de l'Assomption
- vendredi 16 oct.19h00Messe de semaine · Église Notre-Dame de l'Assomption
- samedi 17 oct.8h30Messe du samedi
- samedi 17 oct.18h00Messe du samedi soir — Assomption · Église Notre-Dame de l'Assomption
- samedi 17 oct.19h30Fête de Saint Luc pour les soignants · Eglise St Cyr Villejuif
- dimanche 18 oct.9h30Messe dominicale 9h30 — Assomption · Église Notre-Dame de l'Assomption
- dimanche 18 oct.11h00Messe dominicale 11h — Chapelle Sainte-Thérèse · Chapelle Sainte-Thérèse
- lundi 19 oct.19h00Messe de semaine · Église Notre-Dame de l'Assomption
Messes et Liturgies
Messe du 13/10/2026
mardi, 28ème Semaine du Temps Ordinaire — Année Paire de la férie Lectures de la messe Première lecture « Ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité » (Ga 5, 1-6) Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Moi, Paul, je vous le déclare : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous sera plus d’aucun secours. Je l’atteste encore une fois : tout homme qui se fait circoncire est dans l’obligation de pratiquer la loi de Moïse tout entière. Vous qui cherchez la justification par la Loi, vous vous êtes séparés du Christ, vous êtes déchus de la grâce. Nous, c’est par l’Esprit, en effet, que de la foi nous attendons la justice espérée. Car, dans le Christ Jésus, ce qui a de la valeur, ce n’est pas que l’on soit circoncis ou non, mais c’est la foi, qui agit par la charité. – Parole du Seigneur. Psaume (Ps 118 (119), 41.43, 44-45, 47-48) R/ Que vienne à moi, Seigneur, ton amour. (Ps 118, 41a) Que vienne à moi, Seigneur, ton amour, et ton salut, selon ta promesse. N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité, car j’espère tes décisions. J’observerai sans relâche ta loi, toujours et à jamais. Je marcherai librement, car je cherche tes préceptes. Je trouve mon plaisir en tes volontés, oui, vraiment, je les aime. Je tends les mains vers tes volontés, je les aime, je médite sur tes ordres. Évangile « Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41) Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia. (cf. He 4, 12) Évangile de Jésus Christ selon saint Luc En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place. Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. » – Acclamons la Parole de Dieu.
Edito du mois d'octobre
"Toute personne, comme image de Dieu, est appelée à la relation de l’amour. (2) La grandeur de l’homme à la lumière de la vérité oriente notre réflexion sur les racines chrétiennes de l’Europe dans l’aventure commune. Enracinés dans la réalité du passé, nous pouvons rappeler la dignité d’un peuple en marche vers un avenir riche d’une histoire civilisationnelle. La responsabilité de la foi est de reconnaitre ce qui édifie notre civilisation. Et depuis le baptême de Clovis, force est de constater que la foi chrétienne a largement participé à la vie de la cité et à son développement moral et intellectuel en France, et parallèlement, saint Benoît a marqué toute l’Europe par le travail des moines nous rappelle le Pape lors du voyage apostolique en France. 2 Les racines chrétiennes de l’Europe La question des racines chrétiennes a d’abord un aspect politique. Le président Chirac était très frileux sur ce sujet. Au nom de la laïcité, cet homme pourtant croyant, refusait qu’on mentionne la racine chrétienne dans le projet de préambule de la constitution européenne en 2004 comme le rappelle un article de journal. « C’est, en effet, à la demande insistante du président Chirac que la référence aux « racines chrétiennes » de l’Europe a finalement été retirée en 2004 du projet de préambule de la Constitution européenne. »1 D’autres arguments, sur un continent de migration avec différentes cultures et l’actualité du peuplement aujourd’hui sont autant de pierres à une forme de « mémoricide »2. Comme s’il pouvait y avoir « une conception communautariste »3 qui exclurait tous « les autres ». Pareil propos nous fait entrer comme des amnésiques de notre propre histoire. La peur d’une crise identitaire religieuse est une forme d’instrumentalisation de la laïcité. Elle promeut un rejet dans la sphère privée de la foi catholique, pour mieux la dédaigner ! Ainsi, l’aspect de la différence migratoire peut nous interroger dans la justification du refus de mentionner les racines. La réalité contemporaine ne peut préempter le passé. Bref, le sujet interroge l’homme dans la cité sur ce qui fonde la notion de patrie européenne comme maison commune des événements bercés par la foi de nos pères. Mais ceux qui défendent, entre autre, les racines chrétiennes rappellent l’identité historique profonde qui marque la réalité de la raison d’être de l’Europe et comment nous devons agir dans une logique de contrat premier qui constitue l’engagement. Quel est le projet de faire nation ? Tout chrétien étant citoyen doit donc s’interroger sur son rapport à l’histoire. Comme nous le rappelle l’évangéliste, nous sommes de ce monde, mais pas du monde4. Pourtant, il y a bien une dimension religieuse, et notamment judéo-chrétienne dans le pacte social. En faisant mémoire de notre compagnonnage avec Dieu, nous reconnaissons sa présence dans nos vies et tout au long de l’histoire des hommes. Faire mémoire est justement une articulation de la foi. L’Ancien Testament est ce parcours de bénédiction que Dieu partage au peuple de la terre promise, et raconte les infidélités de ce peuple enclin à l’idolâtrie. Dieu reste sans cesse fidèle à son alliance pour le bonheur commun. Tout au long de son cheminement, Israël est invité à écouter Dieu parler dans sa vie. La terre est promesse de Dieu et signe de son action. Avec le Christ, notre patrie c’est le ciel dont, par le baptême, nous sommes les citoyens. D’ailleurs faire mémoire de notre identité dans la vie des hommes en Europe, c’est aussi rappeler d’où nous venons et la progression que nous avons à vivre au coeur même des derniers événements en entrant dans l’intelligence des Ecritures. Citoyen du ciel mais obéissant aux médiations humaines comme le rappelle Saint Paul. « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu ; »5 L’importance de vivre sa foi dans la cité ne se fait pas dans le désordre mais dans un appel à la communion comme artisan de paix. La mémoire liturgique d’Israël est mémoire pastorale du croyant dans la cité. De plus, l’implication des chrétiens dans la cité a mis en valeurs des axes que nous vivons encore aujourd’hui. Rappelons-le, les racines chrétiennes illuminent les droits de l’homme, la justice et la paix, comme les oeuvres sociales et l’attention aux plus pauvres. Souvenons-nous toujours qu’en toute chose Dieu n’est jamais absent. Le Pape Léon XIV en faisant référence aux racines chrétiennes de l’Europe nous interpelle sur ce que nous témoignons. Nous le savons, faire mémoire, c’est partager ce projet initial de mise en commun, et de marche humaine dans le temps. « Bien des grands paradigmes6 de référence … sont à la base de la civilisation européenne, ont leurs racines les plus profondes dans la foi trinitaire. »7 L’articulation de notre histoire avec la foi chrétienne est donc la reconnaissance du travail de nos pères dans la civilisation. Nous avons à en prendre conscience malgré le relativisme ambiant. En tant que peuple de baptisés nous avons à redire le témoignage de notre foi. Il passe effectivement par une citoyenneté où nous rayonnons des valeurs de l’Evangile à travers la recherche du bien commun. Mais cette dimension religieuse est fondée sur la vie ecclésiale et la richesse du témoignage de nos pères dans la foi. « Se souvenant de tout cela, l'Église d'aujourd'hui se rend compte, avec une responsabilité renouvelée, qu'il est urgent de ne pas perdre ce précieux patrimoine et d'aider l'Europe à se construire elle-même en redonnant vie aux racines chrétiennes de ses origines8 »9. Le rappel du pape Léon dans son voyage apostolique sur les réalités de l’Europe dans son identité propre et la spiritualité qui a permis l’émergence des nations nous renvoie à notre propre vie. Saint Jean Paul II le disait déjà dans son interpellation sur l’Europe « Au cours des siècles, tu as reçu le trésor de la foi chrétienne. Il fonde ta vie sociale sur les principes tirés de l'Évangile et on en voit les traces dans l'art, la littérature, la pensée et la culture de tes nations »10. Mais il nous faut reprendre cette perception d’une Europe qui n’est pas simplement une construction des frontières ou instituée sur un consensus politique ou économique. « L’Europe se comprend donc comme une réalité culturelle et historique avant même d’être une réalité géographique… On ne peut donc pas parler de l’Europe sans évoquer le christianisme »11 Ainsi le refus d’entendre parler des racines chrétiennes de l’Europe est une surdité de la raison lorsque nous ne tombons pas dans la bêtise idéologique. Il ne s’agit pas de vouloir être dans un combat de valeur, mais bien de rendre compte de la grandeur de la dimension spirituelle chrétienne dans l’édification de la civilisation européenne. Ce n’est pas défendre une vision des choses, mais redire la vérité de l’histoire. L’affirmation de notre identité chrétienne dans la construction de l’Europe est un appel à se souvenir de ce qui fait sens, comme se mettre au service de la paix et œuvrer en artisan de communion. A travers cette liberté de l’amour que le Christ enseigne, la civilisation à trouver l’expression d’une pluralité d’expression qui trouve sa racine dans l’enseignement de l’Eglise. Cela n’empêche en rien le pluralisme des citoyens. La vision de fraternité européenne dans une identité partagée fonde l’action commune dans l’universalité bienveillante. Et justement sur ce fondement on comprendra l’appel impérieux à retrouver ce qui fait corps au cœur même de la nation, comme le rappelle le pape Léon aux jeunes « ayez le courage de vivre de manière responsable la mission de construire la paix, dans votre cœur, dans vos relations, au sein de votre famille, dans les écoles et les universités, dans la vie de vos villes, de vos pays et de toute l’Europe. »12 Qu’au cœur de notre communauté paroissiale et de la vie de la cité, nous sachions faire résonner cette préoccupation de la foi comme lieu d’unification de tout l’être dans une vie harmonieuse de communion. « Le christianisme a enseigné l'égalité de nature de tous les hommes, fils d'un même Dieu, rachetés par le même Christ. »13 Une recherche d’un même bien commun que nous réalisons par l’édification d’un travail où l’humain est au centre et chacun intégré. Recevons donc la racine chrétienne comme le prolongement d’une égalité de nature pour recevoir chacun comme un frère. Grégoire BELLUT - Curé- Doyen"
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